08.02.2024
LALIT ena plezir pibliye lartik swivan. Li reponn enn lartik dan L'Express, apre ki larme Israel ti promne enn zot zurnalist dan Israel pandan so zenosid kont Palestinyin dan Gaza. L'Express pankor pibliye repons la. LALIT krwar lekter pu apresye lartik la, pu so pertinans e sarkasm.
Aux frontières de l’indécence
La propagande palestinienne est d’une redoutable efficacité. Ses agents, qui, n’ayant pu infiltrer les chaînes d’information les plus respectables et crédibles comme la Fox News, BFMTV ou Sky News, pullulent sur les réseaux sociaux. Ils y distillent leur venin, donnent libre cours à leur haine et corrompent les esprits. Ainsi, ils ont pu faire croire à certains que les Palestiniens sont des êtres humains (malgré l’implacable démonstration démonstration de l’éminent intellectuel et ministre israélien de la Défense, Yoav Gallant, sur leur animalité), ils ont pu transformer un simple exercice de tonte de pelouse en crime de génocide (que le gouvernement sud-africain et, conséquemment, les juges du Tribunal Pénal International ont gobé comme des jocrisses), ils ont réussi à faire croire que l’histoire ne commence pas le sept octobre 2023 mais bien avant et qu’il y avait une occupation militaire brutale antérieure (rien que de l’antisémitisme primaire), ils tentent que nous convaincre que Tsahal, l’armée la plus morale du monde, bombarde les hôpitaux alors qu’elle ne pratique que des frappes chirurgicales (d’ailleurs si des animaux veulent un traitement n’est-ce pas plus dans un centre vétérinaire qu’ils doivent s’y rendre ?), ils ont pu faire croire à des ignares que les bébés que mettent bas les terroristes ne sont pas des terroristes (pourtant c’est établi que les chacals ne donnent naissance qu’à des chacals et les chiens ne mettent pas au monde des chameaux) et, plus révoltant encore, ils veulent nous faire croire que plus d’une centaine de journalistes palestiniens ont été tués depuis le début du conflit (‘journaliste palestinien’ l’oxymore est trop criant et les vrais journalistes se sont complètement désolidarisés de leurs collègues imaginaires).
Dans un souci de transparence et pour contrer cette malicieuse campagne de désinformation, l’état d’Israël, qui, il ne faut jamais cesser de le rappeler, est la seule démocratie de la région, invite régulièrement des journalistes du monde entier pour qu’ils puissent voir d’eux même ce qui se passe réellement.
C’est ainsi qu’un convoi des journalistes africains, dont une mauricienne, fut accueilli à Tel Aviv au début de janvier de cette année. Louable initiative ! On reproche souvent, à tort, bien entendu, aux occidentaux d’avoir un parti pris pour les sionistes. Des journalistes africains seraient autrement plus objectifs. Nul doute n’est désormais possible. La lecture du reportage de la journaliste mauricienne, à l’issue du voyage, confirme, sans équivoque, tout le mal qu’on subodore de la résistance palestinienne et tout le bien qu’on nous disait de l’armée israélienne.
Des esprits chagrins parlent d’un voyage aux frontières de l’indécence, d’un supposé conflit d’intérêts et tentent une comparaison à, disons, un directeur d’une compagnie d’aviation qui aurait accepté un séjour dans un hôtel dans un pays étranger aux frais d’un des fournisseurs de la compagnie. Comparaison absurde car ces journalistes sont certes logés et nourris mais pas blanchis. Blanchir est aux frais des journalistes. C’est le coût du logement et de la nourriture. Un petit article à la gloire de leur hôte et qui cloue au pilori les adversaires de leur hôte. C’est ainsi qu’ils règlent la note. C’est le prix à payer.
En octobre 1941, alors que la guerre enflamme le continent européen et que l’holocauste se met en place, Joseph Goebbels, ministre de la Culture allemand, invite un groupe de sept écrivains et journalistes français dont Robert Brasillach, Jacques Chardonne et Pierre Drieu La Rochelle, pour les plus connus d’entre eux, au congrès de Weimar. Le but du congrès est de définir le paysage littéraire et culturel de la nouvelle Europe qu’entend redessiner Adolf Hitler. Ces écrivains et journalistes ont-ils été logés, nourris et blanchis par leur hôte ? Une fois de plus, non ! Seulement logés et nourris mais pas blanchis. Ils tresseront des éloges, à leur retour en France occupée, dans les revues et journaux auxquels ils collaborent, au chef de la propagande nazie.
Weimar, la ville qui vit la naissance du grand Goethe, l’auteur de Faust, qui vendit au diable ce qu’il vendit au diable, n’est pas loin de Buchenwald, où se trouvait un camp de concentration, où on fit aux êtres humains ce qu’on fit aux êtres humains.
Tout comme Tel Aviv n’est pas loin de Gaza….
Aanas Ruhomaully