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Amendements à l’IRA : Seegobin secoue les syndicats

24.07.2003

Les syndicats ne militent pas avec suffisamment d’ardeur pour le remplacement de l’Industrial Relation Act (IRA). Ce reproche leur a été adressé par un de leurs conseillers, Ram Seegobin*. Il s’adressait hier aux délégués de la National Trade Union Confederation (NTUC) à l’hôtel Manisa lors d’une journée de réflexion sur l’IRA.

Le principe du remplacement de l’IRA a été agréé par le gouvernement. Le vice-Premier ministre avait maintenu à l’Assemblée nationale, il y a cinq semaines, que cette loi serait amendée “en temps et lieu” et que le gouvernement y travaillait. Mais selon Ram Seegobin, conseiller de la General Workers Federation (GWF) sur les questions économiques et sociales, le gouvernement n’a pas l’esprit à cela.

“ Le mood du gouvernement est beaucoup plus orienté vers la politique économique ultralibérale, la pression du secteur privé et du Fonds monétaire international”, déplore Ram Seegobin. Il a instigué les syndicats à lui rappeler son engagement, en ironisant sur le fait que c’est le privé qui actuellement réclame la révision de cette loi.

La classe patronale réclame en effet l’amendement de l’IRA afin de déréglementer le marché du travail qualifié de “trop rigide”. “Cette inversement de rôle est évocateur surtout à une époque où l’on constate que le rapport de force n’est pas en faveur de la classe travailleuse” , a déclaré Ram Seegobin. Le rapport de force n’est pas en faveur des travailleurs en raison d’une vague de licenciements.

De l’avis de Ram Seegobin, deux aspets de la loi doivent être revus: la liberté de faire grève et l’élimination de l’arbitrage obligatoire lorsqu’un travailleur déclare litige sur un problème industriel. C’est dans ce sens que la NTUC devrait mener campagne , recommande le conseiller. Il ne recommande pas en revanche que des discussions tripartites soient menés sur la question, comme suggéré par ailleurs. “On sait à l’avance qu’il n’y aura pas de consensus”, dit Ram Seegobin.

Tulsiraj Benydin, président de la NTUC, a déploré l’amendement récent à l’IRA qui prive les fonctionnaires du pouvoir contester le rapport du Pay Research Bureau une fois l’option form signée. “Nou zis aboyé, nou pas capav mordé”. Le secrétaire de la GWF, Farouk Auchaybur, a qualifié l’IRA de “loi scélérate”. Il déplore la “lenteur à l’amender”
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Publié dans le quotidien L’Express du Jeudi 24 Juillet 2003
*Ram Seegobin est membre de Lalit.