20.11.2023
Buku dimunn panse ki sa konfli ant Israel ek Palestinyin dan Gaza ti kumanse 7 Oktob kan Hamas ti kraz miray otur Gaza dan 27 diferan plas, met sistem defans otomatik elektronik Israel KO. Dan sa atak la, Israel dir finn tuy 300 militer ek 900 sivil Israelyin.
Lir sa lartik ekrir an 2009, wi, osi lontan ki 2009, par Jean-Mée Desveaux. Sa lepok la, 2009, larme Israel ti pe bombard Gaza. Lepok lartik la ti pibliye dan L’Express 16 Fevriye 2009. Jean-Mée Desveaux parmi signater deklarasyon komin SOMALP pu dimann SESE-LEFE imedya.
« Un Premier ministre corrompu [Ehud Olmert à l’époque!], déchu et méprisé de ses pairs essaie de laver son honneur avant son expulsion dans le sang des enfants innocents de Gaza. Un ministre de la guerre et son collègue des Affaires étrangères s’associent à ces crimes de guerre pour gagner un électorat israélien d’extrême droite raciste, pour qui le seul bon Arabe est somme toute un Arabe mort. Voilà en quelque sorte le back drop des derniers excès de l’Etat d’Israël qui ont causé le meurtre, de sang-froid, de plus de 1300 Palestiniens au vu et au su d’une communauté internationale complice par son silence, elle qui est si sourcilleuse des crimes contre l’humanité quand de telles hécatombes ont lieu ailleurs.
« Gaza est une terre palestinienne jusqu’à récemment physiquement occupée, en tout illégalité internationale, par l’armée de l’Etat d’Israël. Cette occupation qui a duré des décennies visait à permettre aux colons juifs d’y bâtir des « settlements » qui feraient boule de neige jusqu’à la spoliation totale des Gazaouïs, à l’image du processus qui accompagna la naissance de l’Etat d’Israël en 1948. On se souvient qu’à ce moment, le demi-million de colons juifs, après une campagne terroriste réussie contre le protectorat britannique, expulsèrent manu militari près d’un million de Palestiniens, soit la grande majorité de ce peuple de leur pays. Ce fut le nettoyage ethnique par excellence bien que celui là on ne l’entend pas décrié par ces militants des droits de l’homme de la dernière heure. Ce sont ces Palestiniens chassés de leurs terres qui, aujourd’hui au nombre de plusieurs millions, vivent depuis 60 ans sous des tentes dans des camps de réfugiés à la merci des pays d’hôtes (Liban, Jordanie etc) qui ne rêvent que de les chasser. Ce sont ces mêmes millions de Palestiniens qui vivent des aumône internationales auxquels Israël, ce paragon de démocratie occidentale , refuse le droit humain le plus élémentaire de retour à leur pays d’origine.
« Malheureusement pour Israël, en ce qui concerne le petit territoire palestinien de Gaza, ce plan n’a pas marché comme prévu. Ariel Sharon, le PM israélien en 2003, (responsable de la sécurité des civils qu’il a laissés égorger par ses alliés, lors du Massacre des camps de réfugiés palestiniens de Sabra et de Chatila en 1982) allait concéder que la résistance du Hamas rendait impossible l’annexation, par l’usure, de ce territoire pas plus grand que l’ile Maurice. L’armée israélienne se retira de Gaza militairement tout en renforçant l’occupation des accès aérien et maritime et le bouclage hermétique des frontières. Cette chape de plomb fait de Gaza aujourd’hui le plus grand camp de concentration que le monde ait jamais connu. Pour survivre, les Gazaouis ont montré au très puissant Etat d’Israël que malgré sa supériorité écrasante et le soutien indéfectible des Etats Unis, l’esprit humain est indomptable et ne se plie pas quand l’injustice qui l’afflige et essaie de le rompre est aussi déshumanisante. Leur héroïsme et leur ingéniosité ont permis à ces Gazaouis de creuser des tunnels jusqu’à l’Egypte voisine à travers lesquels la survie de ce peuple qu’Israël menace d’extermination est tant soit peu assurée. C’est dans ces tunnels que le gouvernement égyptien (dont la longue dictature survit à cause des milliards du contribuable américain) a pompé du gaz mortel pour parachever l’image du camp de concentration. Cet épisode qui fait honte au genre humain où tout un peuple est obligé de se nourrir comme des taupes restera gravé dans l’histoire comme l’exemple infâme et flagrant de la lâcheté de la communauté internationale. Que les grands de ce monde choisissent plutôt de condamner la seule riposte (hautement symbolique) des rockets artisanaux que les Gazaouis lobent sur Israël à partir de leur camp de concentration, ne fait qu’appuyer le parti pris des grandes puissances en faveur d’Israël.
« Pour corser son insolente résistance aux yeux du militarisme débridé israélien, les Gazaouites ont, en toute légitimité, à travers des élections on ne peut plus libres et justes, voté pour le Hamas, seul parti qui permette encore aux Palestiniens de s’accrocher à l’espoir que leur existence cessera un jour d’être le cauchemar qu’ils vivent depuis 60 ans. Ils ont ainsi rejeté le Fatah de Mahmoud Habbas devenu tragiquement le paillasson de l’Etat israélien et de son allié américain. Habbas, dont le Fatah est le gouvernement fantoche du West Bank (l’autre territoire palestinien occupé malgré la litanie de résolutions onusiennes) est régulièrement tourné en bourrique par les promesses sans cesse rompues de l’Etat d’Israël et a perdu toute crédibilité à travers un savant système de manipulation. Que dire en effet d’un aspirant chef d’Etat palestinien qui reçoit du matériel militaire ….d’Israël pour combattre ses propres frères palestiniens. Son dernier trait de génie politique a été de sauvagement réprimer les manifestations anti Israéliennes du peuple palestinien dans le West Bank lors de la punition meurtrière par Israël des 1.2 millions d’habitants de Gaza. Israël a ainsi brillamment réussi à neutraliser l’Autorité Palestinienne de feu Yasser Arafat aujourd’hui aux mains de la marionnette Mahmoud Habbas dont le territoire se réduit comme une peau de chagrin à coup de nouvelles colonisations juives qui ne feront du reste qu’augmenter avec les promesses électorales des partis religieux et islamophobes d’extrême droite que les deux grands partis israéliens convoitent.
« Le concept de punition collective de 1.2 millions de personnes, aussi répugnante qu’elle puisse sembler, s’applique trop justement à ce qui vient de se passer à Gaza. Les Gazaouis sont punis pour deux fautes distinctes : 1) d’abord d’avoir joué à David et Goliath et réussi la prouesse de faire évacuer l’envahisseur israélien par la détermination malgré sa supériorité militaire au-delà de toute comparaison; ceci est un mauvais exemple et risque de faire des émules au sein des habitants du West Bank et de Jérusalem Est également occupé ; 2) ils sont punis, ensuite, pour avoir voté Hamas et déjoué in extremis la brillante stratégie des Israéliens qui avaient espéré un vote pour l’Autorité Palestinienne de Mamoud Habbas devenu le laquais d’Israël. Si près du but de parfaire sa supériorité militaire par une victoire diplomatique à travers sa mainmise sur une Autorité palestinienne qu’elle renvoie à la niche entre deux conférences sans issues aux USA, Israël voit surgir une réelle résistance palestinienne qui renaît de ses cendres, cristallise les espoirs légitimes du peuple palestinien et menace le rêve sioniste du Grand Israël qui parachèverait le nettoyage ethnique de 1948; c’était trop pour un Etat qui fait fi de la retenue que lui impose sa place au sein des nations dites respectables. Quand on ajoute à tout cela un Olmert en disgrâce et des élections prochaines au sein d’un électorat surchauffé racialement à bloc à la veille de la joute électorale, on obtient la recette (sans que les objectifs de cette massive insanité militaire n’aient jamais été rationnellement établis) à produire un de ces événements historiques qui jettent un opprobre collectif sur le genre humain.
Pour bien se prévaloir du droit de bafouer les lois internationales en matière de crime contre l’humanité dans la poursuite de sa politique expansionniste, Israël a, tel un Etat voyou, refusé, comme les USA du reste, d’apposer sa signature au traité de la Cour Pénale Internationale qui astreint les Etats à respecter la population civile durant les conflits armés. Cela n’a pas empêché le secrétaire des Nations Unies à exprimer publiquement sa révulsion et sa colère devant l’hécatombe qu’Israël a crée à Gaza, insistant que les responsables de ce carnage devraient être punis. En sus du blitz de F18 (compliment du contribuable américain) et de mortiers expressément imprécis (plutôt que ceux munis de GPS), l’usage du white phosphorus strictement prohibé au sein de la population civile fait de l’acharnement d’Israël un text book example de crime de guerre. On se souvient que cette tactique de cibler les civils était à son apogée en 2005 lors du bombardement sanglant de la population libanaise par Israël. Mais ce qui montre la scélératesse de l’Etat d’Israël, c’est que ses dirigeants qui pourchassent, plus de 60 ans plus tard, les responsables de l’Holocauste contre le peuple juif, prennent congé de cette soif de justice et défendent inconditionellement des criminels de guerre en son sein: Le nom des militaires impliqués dans le génocide de Gaza sont enlevés des archives publics avec soin, le visage de ces meurtriers sont strictement censurés sur les photos et vidéo des médias, l’Etat d’Israël les déconseille d’effectuer des voyages internationaux de peur qu’ils se fassent arrêter, et, l’Etat offre à tout militaire israélien pris dans le filet de la justice internationale pour crime de guerre et crime contre l’humanité une aide financière et les meilleurs hommes de lois du monde pour les défendre. Si ce n’est pas là un aveu que l’Etat d’Israël reconnaît et assume pleinement le caractère de ses crimes contre l’humanité, ca lui ressemble étrangement.
« C’est sur ce fond que doivent être jugés les événements qui se sont produits ces derniers temps sur la visite de Monsieur Enrico Macias. Ce vieux chanteur a jugé bon de donner son soutien moral à l’immoralité de l’Etat Hébreux par solidarité ethnique. Il agit ainsi comme une partie de la diaspora juive pour qui, malgré ses pires excès, Israël a toujours raison. Soit. C’est son droit bien que son image chez ses fans réfléchis, s’il en existe encore, devrait prendre un certain coup. Cette apologie du terrorisme d’Etat dans une figure médiatique doit interpeller les autorités qui accueillent cet artiste au sein de leurs frontières. Ceux qui trouvent déplacée la démarche de l’Attorney General, Rama Valayden d’engager le boycott de Macias à Maurice ne savent peut-être pas que le lobby juif ne s’est pas gêné de décréter comme persona non grata et islamiste dangereux Cat Stevens, dont l’humanisme n’est plus à prouver. … »
PS: Lartik par Jean-Mée Desveaux ti kontinye ar enn kritik kont Vis Premye Minis alepok, Xavier Duval, me nu pa pe re-pibliye li, avek konsantman loter, parski Xavier Duval inn sanz pozisyon apre. Li finn dir li pe dibut ar Palestinyin, ki ti enn bon sanzman. Pu lir so lartik an antye, al lor so blog: jeanmeedesveaux.blogspot.com
Jean-Mée Desveaux ti enn konseye Paul Bérenger kan li ti Minis.